La Délégation Départementale du Nord a déclaré l’état d’urgence environnementale sur l’ensemble du territoire du département pour une durée de trois mois, renouvelable si nécessaire. Cette décision, datée du 5 janvier 2026 et signée par le délégué départemental Marc-Merzius PRÉSUMÉ , intervient dans un contexte alarmant pour la commune du Cap-Haïtien.
Une forte pluie s’est abattue sur la cité christophienne ce dimanche 4 janvier, mettant cruellement en lumière l’ampleur de la négligence des autorités municipales. Les rues se sont transformées en véritables décharges à ciel ouvert, envahies par des tonnes de déchets dégageant une odeur nauséabonde. Les canaux d’évacuation, totalement obstrués, ont cessé de remplir leur fonction, rendant impraticables la quasi-totalité des artères de la ville.

Le délégué départemental Marc-Merzius PRÉSUMÉ ,
L’arrêté ministériel prévoit plusieurs mesures d’urgence : porter assistance aux populations vulnérables, restaurer les infrastructures essentielles telles que les routes, ponts, réseaux d’assainissement et électriques, et mettre en œuvre des travaux de drainage pour prévenir de nouvelles inondations. Un comité de gestion des bassins versants sera instauré, accompagné d’un inventaire des constructions et de l’établissement de zones à risque.
Les autorités ordonnent également la destruction totale des constructions illégales érigées sur les trottoirs et dans les canaux du département. Tout bâtiment construit illégalement sur les bords de mer, rivières ou ravines sera démoli sans formalité préalable.
Cette situation catastrophique plonge les Capois dans des conditions de vie indignes dès les premiers jours de 2026. Si les intempéries persistent, le Cap-Haïtien risque de faire face à une grave crise sanitaire, véritable bombe à retardement pour la santé publique. Les habitants sont invités à collaborer avec les autorités départementales pour le rétablissement de conditions de vie normales.
