Plus d’une cinquantaine de compatriotes haïtiens ont été expulsés des États-Unis ce jeudi 27 août 2026 et sont arrivés en milieu de journée à l’aéroport international du Cap-Haïtien, dans un contexte sécuritaire particulièrement alarmant pour le pays.
Parmi les passagers de ce vol d’expulsion figuraient plusieurs enfants, renvoyés vers Haïti avec leurs familles. L’appareil, affrété par ICE Air et identifié sous le numéro GXA6196, avait décollé d’Alexandria, en Louisiane, avant de faire escale à Miami, en Floride. Il s’agit du deuxième vol d’expulsion organisé par les services américains de l’immigration (ICE) vers Haïti depuis la fin du Statut de Protection Temporaire (TPS).
Cette nouvelle vague d’expulsions intervient alors qu’Haïti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Le pays reste profondément marqué par l’aggravation de l’insécurité, notamment à la suite du récent massacre survenu à Kenscoff, qui a endeuillé plusieurs familles et ravivé les inquiétudes quant à la capacité des autorités à protéger la population. C’est dans ce climat que ces ressortissants haïtiens sont contraints de regagner un pays où les conditions sécuritaires demeurent extrêmement préoccupantes.
Malgré cette réalité, l’administration Trump prévoit d’intensifier le rythme des expulsions, avec au moins deux vols par semaine à destination d’Haïti. Cette politique fait suite à la fin du TPS pour plus de 300 000 ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis.
Pour ces compatriotes, le retour au pays ne signifie pas seulement retrouver leur terre natale : il signifie aussi affronter une réalité faite de peur, de violence et d’incertitude, dans un Haïti où la sécurité demeure, plus que jamais, une urgence nationale.
