La journée du vendredi 9 janvier 2026 a été particulièrement mouvementée dans la ville du Cap-Haïtien. Dès l’aube, les autorités de la deuxième ville du pays, notamment le délégué départemental du Nord, Marc M. Présumé, le commissaire du gouvernement, Eno Zéphyrin, et la présidente du conseil municipal, accompagnés d’agents de la Police nationale, ont investi le boulevard du Cap-Haïtien dans le cadre d’une vaste opération de dégagement.

Des engins lourds du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) ont démoli une grande partie des constructions anarchiques ayant empiété sur les trottoirs du boulevard. Hôtels, bars et kiosques n’ont pas été épargnés par cette opération menée sous la direction du délégué départemental Marc M. Présumé.

À l’issue de l’intervention, ce dernier s’est dit confiant et satisfait des résultats obtenus. Toutefois, l’opération a provoqué de vives réactions. Des cris et des lamentations ont retenti de la part de nombreux propriétaires et marchands ayant subi d’importantes pertes matérielles. Ces derniers dénoncent l’action des autorités, affirmant disposer d’autorisations pour l’occupation des espaces concernés.

En revanche, une partie de la population salue l’initiative du délégué départemental, estimant qu’il s’agit d’un travail nécessaire pour le bien de la ville. Certains n’hésitent pas à faire son éloge, soulignant son caractère et sa détermination.

Depuis un certain temps, le Cap-Haïtien traverse une situation critique : à la moindre pluie, plusieurs quartiers se retrouvent inondés. Des constructions érigées sur des canaux d’évacuation entravent l’écoulement normal des eaux. Face à cette réalité, Me Marc M. Présumé a annoncé l’instauration d’un état d’urgence sur la ville pour les trois prochains mois.

Ces actions permettront-elles aux Capois de retrouver la fierté christophienne tant revendiquée ?