Dans un contexte national où la jeunesse haïtienne cherche des repères solides, certains parcours forcent l’admiration par leur cohérence et leur exigence. Me Osno Moncher, figure bien connue du monde académique et judiciaire du Nord d’Haïti, vient de franchir une étape majeure en décrochant son admission au très sélectif Doctorat en Éducation et Gouvernance, un programme international porté par l’Institut universitaire de formation des cadres (INUFOCAD) et adossé au catalogue de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).

Magistrat debout au parquet près le tribunal de première instance de Ouanaminthe, Me Moncher conjugue des responsabilités institutionnelles lourdes et une passion constante pour l’enseignement supérieur. Détenteur d’un diplôme en philosophie et politique, d’une licence en droit de l’Université d’État d’Haïti (UEH) et d’un master en droit de l’Université de Limoges, il est également professeur au lycée Paul-Eugène-Magloire de Quartier-Morin, à l’Université publique du Nord au Cap-Haïtien (UPNCH), ainsi qu’à la Faculté de droit, des sciences économiques et de gestion du Cap-Haïtien (FDSEG).

Cette admission couronne plusieurs années d’engagement où l’enseignement et la rigueur académique se rejoignent. Elle illustre la capacité de cadres haïtiens à se positionner sur des programmes doctoraux répondant aux standards internationaux.

Au-delà du parcours individuel, l’entrée de Me Osno Moncher dans ce programme doctoral est perçue par ses pairs comme un signe encourageant. Dans un pays en quête de repères en matière de gouvernance et de renouveau éducatif, l’engagement d’un magistrat dans une recherche de pointe sur l’éducation et la gouvernance est présenté comme un facteur d’optimisme pour l’avenir des institutions haïtiennes.