De son vrai nom Rose Armelle Antoine Ferrer, a publié son premier roman titré « Rétorsion ». Fraîchement diplômée du Lycée Hillsborough à Tampa, elle a grandi sur les bancs de l’institution Mère Delia à Port-au-Prince, où elle a reçu la majeure partie de son éducation. Vivant en Floride avec sa famille maternelle, elle nourrit depuis son plus jeune âge un amour profond pour l’écriture, et qui n’imaginait pas que son livre puisse paraître en librairie.

« J’ai commencé à écrire très jeune, mais c’est à 15 ans que j’ai pris l’écriture au sérieux », raconte avec un air timide Rose Armelle Antoine Ferrer. Passionnée du crochet, la future mathématicienne rien ne la différencie des autres enfants de son âge.
Comment l’idée de « rétorsion » est-elle venue ?
« J’ai choisi rétorsion car c’est un mot fort, un synonyme subtil de vengeance, qui est le cœur même de mon récit. Ce terme évoque une réponse, une riposte, mais sans tout révéler. Je voulais qu’il intrigue, qu’il laisse planer un doute sur les intentions réelles des personnages », explique la jeune mannequin.
« C’est l’histoire tragique dune jeune femme, Armie, prise dans un dilemme déchirant. Elle est confrontée à la mort brutale de sa tante, puis à une vérité bouleversante, est forcée de venger sa famille mais l’homme qu’il doit affronter n’est autre que le père de son fiancé », avance t-elle.
Son goût pour l’écriture a été entamé en août 2023, elle s’est construite entre inspiration et doutes. Soutenue par sa grande sœur Youvika Ferrer et son amie Loodjeena Henry, elle a trouvé la force de mener à terme son projet malgré la pression qu’impose une première publication. C’est grâce aux Éditions Varella que son rêve est devenu réalité explique t-elle en souriant. Mais le soutien de ses proches et sa foi inébranlable lui ont permis de surmonter les difficultés et de tenir au public son premier livre.
La lumière de la Bigarde de l’église de Dieu des Premiers Chrétiens d’Haïti (EDCPH) a toujours aimé à écrire car une manière pour lui d’exprimer ce qu’elle ressentait. Auparavant, Les autres textes que j’avais écrits étaient portés uniquement par l’amour des mots, le simple besoin de déposer mes émotions sur une feuille.
Si « Rétorsion » n’a pas encore conquis un large public, il suscite déjà des réactions encourageantes. Ses proches, tant en Haïti qu’en Floride, saluent son audace et l’ambition qui l’a poussé à publier si jeune. Un professeur, marqué par son talent, lui a même demandé une dédicace, convaincu que son nom brillera un jour dans le monde littéraire.
« Mais ce n’était pas facile. Il y a eu des larmes, des nuits de doutes, et plusieurs moments où j’ai sincèrement eu envie de tout abandonner. C’était irréel. J’ai souri et dit (M paka kwè). C’est un mélange de fierté, de soulagement, et d’émerveillement. Dieu m’a donné la force de ne pas abandonner quand j’avais envie de tout laisser tomber », a scanné la croyante en Dieu.
Aujourd’hui, Rose Armelle Antoine Ferrer regarde vers l’avenir, portée par une envie indéfectible de continuer à écrire. Elle prépare déjà d’autres projet différent mais toujours ancré dans l’exploration des émotions humaines. Son message est clair: écrire même si personne ne lit et même si tu doutes. Ton histoire mérite d’exister !
