Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, dans une note de presse datée du 16 septembre 2026, l’octroi d’un délai additionnel allant jusqu’au 9 octobre pour l’inscription en ligne des candidats et le dépôt des pièces requises. Cette décision fait suite, selon l’institution, à une demande insistante des structures politiques agréées.
Il ne s’agit pourtant pas d’une première. Le calendrier électoral avait déjà été modifié le 2 septembre dernier, lorsque le CEP avait repoussé la clôture de l’inscription, initialement fixée au 2 octobre, jusqu’au 14 octobre. Deux semaines à peine après ce premier ajustement, l’institution électorale se voit contrainte d’accorder un nouveau délai, signe que le processus peine à respecter ses propres échéances.

Le CEP indique par ailleurs poursuivre des discussions avec les acteurs politiques et le gouvernement en vue d’une modification du décret électoral en vigueur, laissant présager d’autres changements à venir. L’institution réaffirme son engagement à conduire un processus « inclusif, impartial et transparent », dans le respect de l’indépendance et de la responsabilité démocratique.
Reste que ces reports successifs surviennent dans un pays où plusieurs communes échappent au contrôle de l’État, où les déplacements sont entravés par la violence des gangs, et où l’accès à certains centres d’inscription demeure incertain.
Dès lors, comment le CEP compte-t-il organiser des élections crédibles, libres et sécurisées, alors que l’insécurité chronique continue de paralyser des pans entiers du territoire national ?
