Rodrigo Hernández Cascante, de son vrai nom, 191 cm et 82 kg a terminé meilleur joueur de l’ Euro 2024. Tout au long de cette compétition, il a insufflé un calme, une stabilisation et une sublimation de tout le millieu de l’Espagne.
Quand Rodri a le ballon l’Espagne respire et les adversaires transpirent, c’est le nouveau maestro du jeu simple et est presqu’un mélange de ses prédécesseurs (Xavi et Busquets) ayant régnés sur l’Europe et le monde entre 2008 et 2012.
C’est un Talisma qui inspire la gagne. Quand il est titulaire ni le Manchester city ni l’Espagne n’ont perdu de match. Autant dire que c’est le Talisman que tout le monde aimerait avoir dans son équipe. Avec lui l’Espagne ne s’affole jamais même quand il est rejoint au tableau d’affichage.
De l’autre côté, on a Harry le maudit. On pourrait presque dire que le mariage entre Kane et les trophées est impossible. Il n’a rien gagné comme trophée dans son club de cœur Tottenham au point de changer d’air et posait ses valises au FC Bayern.
À son arrivée au Bayern, club réputé champion année après année, l’impensable s’est produit. Certes, il a fait pleuvoir les buts cependant le Bayern qui restait sur une décennie de victoire consécutive a vu la Bundesliga lui échapper au profit d’une équipe jamais championne; signe évident que quelque chose tournait pas rond.
Kingsley Coman, depuis qu’il a débuté sa carrière de joueur professionnel dans l’élite, remportait le championnat national chaque année sauf cette année quand Kane a posé ses valises. Coïncidence?
Pour courroner le tout, le FC Bayern a terminé une saison vierge de trophée chose qui n’était plus arrivée depuis plus de 10 ans.
Il restait une chance pour donner tort aux superstitieux sur la malédiction de Kane avec cette édition de la coupe d’Europe. L’Angleterre, avec une pléthore de stars qui brillaient aux quatre coins de l’Europe et dans leur équipe respective, faisait peur et office de favori incontesté.
Il est parvenu à se hisser en finale malgré un jeu peu flamboyant et miraculeux face à la Slovénie pour dire que cette fois serait la bonne mais il a croisé la route de Nico Williams et Lamine Yamal qui prolongent le calvaire des Anglais en quête de trophée depuis plus de demi siècle et la malédiction de Kane. Arrivera-t-il à briser, enfin cette « malédiction de trophée »? Franchement, on l’espère.
Carly BAZILE
