Le Réseau des Journalistes Numériques Professionnels d’Haïti dénonce les violences subies par Numa Angel Muller et réclame l’ouverture d’une enquête immédiate.

Un nouveau cas d’agression contre un membre de la presse vient d’être dénoncé en Haïti. Numa Angel Muller, reporter du média Haïti Buzz, a été victime de violences physiques perpétrées par des agents de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) alors qu’il rentrait à son domicile.

Les faits se sont déroulés dans la commune de Terrier-Rouge, dans le département du Nord-Est. Le journaliste, qui revenait de Caracol et se rendait à Ouanaminthe où il réside, a été intercepté par plusieurs agents lourdement armés de la BSAP.
Malgré sa présentation claire en tant que professionnel des médias, Numa Angel Muller a été contraint de monter dans un véhicule sous les yeux de la population locale. Les agents l’ont ensuite conduit vers leur base où il a subi des brutalités physiques qui ont laissé son corps meurtri.
Dans une note de dénonciation, le Réseau des Journalistes Numériques Professionnels d’Haïti (RJNPH) a condamné “avec la plus grande rigueur” cette agression violente. L’organisation rappelle que les travailleurs de la presse ont le droit fondamental d’exercer leur métier librement et sans contrainte.
“Ce travail noble que nous accomplissons au service de la société mérite respect et protection”, souligne le RJNPH dans son communiqué, exprimant son indignation face à cet “acte odieux”.
Le réseau professionnel a assuré sa solidarité et son soutien à Numa Angel Muller dans cette épreuve difficile.
Le RJNPH ne se contente pas de dénoncer les faits. L’organisation exige l’ouverture d’une enquête immédiate et réclame des sanctions exemplaires à l’encontre des agents de la BSAP impliqués dans cette agression.
L’objectif affiché est clair : empêcher qu’un tel comportement ne se reproduise à l’avenir et garantir la sécurité des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.
Cette affaire vient s’ajouter aux nombreux cas d’entraves à la liberté de la presse documentés en Haïti, où les professionnels des médias font régulièrement face à des menaces, des intimidations et des violences dans l’exercice de leur métier d’information du public.
