Mirebalais, autrefois une ville paisible, est aujourd’hui plongée dans l’horreur. Les bandits y règnent en maîtres, imposant leur loi dans une indifférence totale des autorités. Le Conseil présidentiel de transition (CPT), censé ramener l’ordre, ne montre aucune volonté réelle d’agir. Pendant que la population endure l’insécurité, les membres du CPT se contentent de discours creux, sans actions concrètes.
Au sommet de l’État, on parle de sécurité, mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Pourquoi les neuf membres du Conseil refusent-ils d’affronter le problème en face ? La communauté internationale, qui prétend soutenir Haïti, reste passive, observant de loin le chaos s’installer. Quant aux dirigeants haïtiens, ils semblent plus préoccupés par leurs privilèges, leurs voyages et leur maintien au pouvoir que par le sort du pays.
À la Primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé affiche une posture rassurante, mais en réalité, aucune mesure efficace n’est prise. Plusieurs tentatives d’entrer à la Primature ont été repoussées sans succès, comme si un mystère entourait ce pouvoir qui refuse de se confronter à l’urgence nationale.
Dans le département de l’Ouest, la situation est encore plus alarmante. La capitale est sous le contrôle des gangs, et l’État haïtien a totalement abdiqué. Les autorités font preuve d’une impudence révoltante, laissant la population livrée à elle-même. Quant aux pays amis d’Haïti, ils ne montrent aucun réel désir d’aider à sortir de cette crise mortelle.
Haïti est au bord du gouffre, et chaque jour, le peuple paie le prix du silence et de l’inaction de ses dirigeants. Si rien ne change, nous mourrons tous ensemble, chez nous, dans l’indifférence générale.
