Louis Espoir, connu sous le nom de « Blanchi », vient d’être nommé administrateur de l’hôpital Fort Saint-Michel ce vendredi 26 décembre 2025. Cette nomination marque un tournant majeur dans le paysage politique du département du Nord. Diplômé en droit, histoire et géographie, cet ancien militant de Moïse Jean-Charles a accepté un poste offert par un autre leader politique de la région.

Cette installation a provoqué une vague de questions et de frustrations parmi les militants restés fidèles à l’ancien sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, qui se présente comme « Pitit Desalin » (Fils de Dessalines). Plusieurs personnes présentes à la cérémonie ont exprimé leur amertume : « Brûler des pneus n’a jamais été un métier pour nous. Nous avons tous brûlé des pneus parce que nous croyions qu’ils allaient nous donner du travail et changer le pays pour qu’on vive dans le confort. Mais ils nous faisaient passer pour des idiots afin d’obtenir le pouvoir. Aujourd’hui, nos yeux sont ouverts. Nous sommes allés à l’école, nous avons fréquenté l’université, nous avons notre vie à préparer aussi. »

Ces déclarations soulèvent des questions importantes sur la stratégie de mobilisation des leaders politiques haïtiens. Les militants accusent leurs anciens chefs d’avoir utilisé leur énergie et leur engagement uniquement pour conquérir le pouvoir, sans offrir de véritables perspectives d’avenir.
Ni Moïse Jean-Charles ni les autres figures politiques de la région n’ont encore réagi publiquement à cette défection symbolique. Ce silence interroge sur leur capacité à retenir leurs partisans et à proposer un projet politique concret.
La question reste ouverte : combien d’autres militants suivront l’exemple de Louis Espoir et quitteront un militantisme sans lendemain pour saisir des opportunités concrètes ailleurs ?
