Jean Wilson Brutus, ressortissant haïtien de 41 ans, est décédé le 12 décembre 2025 au University Hospital de Newark, quelques heures après son admission au centre de détention de Delaney Hall, rapporte l’ICE dans un communiqué officiel publié le 19 décembre. Placé sous la garde de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) le 11 décembre, il a subi une urgence médicale nécessitant son transfert immédiat à l’hôpital, où il a succombé malgré les soins prodigués, selon NBC New York.
Ce décès tragique n’est malheureusement pas un cas isolé. Entre le 12 et le 15 décembre, quatre migrants ont perdu la vie en détention ICE, une série macabre révélée par plusieurs médias américains dont The Washington Post et Newsweek. Parmi les victimes figure Fouad Saeed Abdulkadir, Érythréen de 46 ans, décédé le 14 décembre, ainsi que deux autres personnes identifiées ultérieurement.
Les chiffres sont alarmants : au moins 32 décès ont été enregistrés dans les centres de détention ICE en 2025, faisant de cette année l’une des plus meurtrières jamais documentées, indique le New Jersey Monitor. En comparaison, seulement 8 décès avaient été rapportés sur l’ensemble de l’année 2024, et 15 personnes étaient déjà décédées en septembre 2025, selon les données compilées par The Daily Beast.
Ces décès successifs soulèvent des questions cruciales sur les conditions de détention, l’accès aux soins médicaux d’urgence et le respect des droits fondamentaux des migrants, souligne The Philadelphia Inquirer. Les autorités fédérales restent souvent évasives sur les causes exactes des décès, alimentant les inquiétudes des organisations de défense des droits humains.

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Outre Jean Wilson Brutus, trois autres migrants ont péri durant cette période sombre. Fouad Saeed Abdulkadir, imam érythréen de 46 ans, est décédé le 14 décembre au centre de Moshannon Valley en Pennsylvanie après avoir réclamé des soins médicaux pendant plus d’un an, selon un appel aux dons pour ses funérailles cité par plusieurs médias. Le même jour, Delvin Francisco Rodriguez, Nicaraguayen de 39 ans, est mort au Merit Health Natchez dans le Mississippi après un test infructueux de fonction cérébrale, confirme l’ICE. Enfin, Nenko Stanev Gantchev, Bulgare de 56 ans et ancien résident permanent légal, a été retrouvé sans vie dans sa cellule le 15 décembre au North Lake Processing Center dans le Michigan, rapporte le New Jersey Globe.
Cette hécatombe silencieuse révèle une crise humanitaire au cœur du système de détention migratoire américain. Alors que l’administration reste muette sur les circonstances précises de ces tragédies, une question s’impose : combien de morts faudra-t-il encore pour que des réformes profondes soient entreprises ? La dignité humaine ne devrait jamais être le prix à payer pour des politiques migratoires défaillantes
