Depuis la fameuse sortie polémique de l’attaquant français du Réal Madrid Kylian MBAPPÉ sur le niveau du football du reste du monde, en particulier, l’Amérique par rapport aux Européens, tous les observateurs scrutent la moindre confrontation entre les clubs ou pays de ces deux  continents. 

Dans son interview donné à la chaîne brésilienne TNT Sports, alors en 2022, le natif de Bondy avait estimé, tout en lui trouvant des circonstances atténuantes, que le football sud-américain n’est « pas aussi avancé » que son rival européen, d’où la victoire de pays européens aux dernières Coupes du monde.

Depuis lors, nombreux sont les stars sud américains à pester contre cette déclaration mais les plus belles réponses ont survenu sur le terrain car les pays d’Amérique jouent leurs âmes à chaque confrontation pour prouver le contre pied de cette infamie.

Argentine le premier a sonné la révolte contre l’Italie en Finalissima avant de recidiver contre la France de Kylian en lui arrachant l’or mondial de la bouche, Brésil y allait de son grain de sel, même dans son état de méforme actuelle, en accrochant l’Espagne, champion d’Europe par la suite.

Entre cette déclaration fanfaronne et cette année 2025, beaucoup de choses sont passées mais malgré l’eau coulées sur le pont ces paroles ne sont pas envolées pour autant et il a fallu cette coupe du monde des clus flambant neuve de la FIFA pour raviver la rancoeur des clubs de l’Amérique à l’égard des Européens.

Cette édition met aux prises 11 équipes américaines, concacaf y compris contre des ténors Européens, 11 au total, y compris le champion d’Europe en titre le PSG.

Depuis l’entame de la compétition, les équipes de l’Amérique du Sud, principales cibles de la déclaration, n’ont perdu aucun de leur match contre les Européens, 3 nuls entre Palmeiras et porto, Boca juniors et Benfica, Fluminense et Dortmund. Mieux encore, certaines équipes Sud-américaines s’offrent même le scalp des ogres Européens y compris le champion en titre, à l’instar de Botafogo. Comme pour ne rien laisser au hasard, même le modeste Inter Miami de la concacaf, sous estimé dans son groupe, avec la patte magique de Léo Messi a terrassé le Fc Porto avant la cerise sur le gâteau du jour Flamengo pour ne faire qu’une bouchée des champions de la Conférence League en titre.

Certes, les excuses seront nombreuses, entre équipes américaines habituées à la chaleur de l’Amérique, l’état des pelouses, l’horaire des matchs, la fin d’une longue saison Européenne contre l’entame ou la moitié de saison des équipes américaines… le constat reste le même et les palmarès aussi.

Même s’il a fallu 12 ans pour voir s’imposer un club sud américain sur l’Europe de puis Chelsea en 2012 et la grande première de la concacaf avec la légende Messi, la déclaration de Kylian est entrain d’être désapprouvée pour la énième fois si quelqu’un s’en doutait encore.

Un géant de l’Europe pourra toujours remporter la coupe du monde des clubs, on peut toujours assister à l’avenir à un score fleuve dans une confrontation en faveur de l’Europe mais une chose est sûre, avant de juger le niveau global du football de l’Amérique du haut de leur piédestal, les Européens réfléchiront deux fois