Deuxième classico de la saison et le premier de l’année a été pressenti comme un vent de vengeance pour le Real après la gifle reçue sur sa pelouse le 26 octobre dernier contre le Barça. Et, ce ne sont pas les 20 premières minutes qui ont prouvé le contraire car dès l’entame de la rencontre, les madrilènes ont pris le devant avec un K. MBAPPÉ très en jambe pendant les temps forts du Real Madrid.

Néanmoins, cette illusion d’optique n’allait pas durer et a même viré au cauchemar pour les coéquipiers de Vinicius Junior, The Best certes, mais imprimé en filigrane dans cette rencontre car Lamine Yamal, lancé par Lewandoski, a refroidi les ardeurs madrilènes en recollant au score.
La mi-temps n’a même pas terminé que tout a basculé tel un château de carte du côté du Real. Camavinga, l’ombre de lui-même ce soir, a fauché Gavi dans la surface de réparation récoltant au passage un carton jaune sonnant la remontée du Barça avec un penalty transformé par Lewy. N’était-ce pas la clémence de l’arbitre de la rencontre, il aurait pu laisser ses coéquipiers en infériorité numérique.

Entre temps, Jules koundé, à la 39 minutes et jouant sur une autre planète ce soir, a déposé un merveilleux centre sur la tête de Raphinha qui laisse Courtois sans réelle réaction annonçant au passage que la partie venait de changer de main en portant le score à (1-3).
Les coéquipiers de Jude Bellingham en voyant la finale leurs filer entre les doigts et en étant spécialistes des minutes additionnels se sont précipité en voyant le 4e arbitre annonçant les 9 minutes supplémentaires pour réduire le score et inverser la tendance mais c’est sans compter sur la rapidité des Barcelonais, mortels en contre sous la houlette de Hansi Filck, pour corser l’addition (1-4).
Au retour des vestiaires et bien secoués par Ancelotti, visiblement très remonté sur le banc pendant la première manche et après quelques ajustements tactiques et la sortie de Camavinga qui était dépassé par l’évènement, les madrilènes ont voulu étouffé d’entrée le FC Barcelone et ont failli y parvenir n’était ce pas la malchance de Rodrigo à bout portant qui a envoyé la balle de (2-4) sur le poteau.
Devant cette réelle menace, le Barça, voulant garder la main sur la rencontre a réagi immédiatement et de façon efficace avec un Raphinha de gala anéantissant tout espoir du côté du Real et en rendant légitime des qualificatifs comme humiliation, catastrophe et débâcle madrilène en signant à la fois son doublé et la manita dans une finale contre l’éternel rival.
Le reste de la rencontre aurait pu être un déculotté si Szczęsny n’avait pas écopé un carton rouge en position de dernier défenseur et en étant en retard contre un MBAPPÉ lancé en profondeur à la 55 ème minutes.
Rodrigo a fusillé un Iñaki Peña fraîchement rentrée et peu échauffé pour donner un semblant de fin de match palpitant mais le Barça s’est contenté de gérer son avance au score pour empocher ce 15ème titre de supercoupe d’Espagne.
Comme si ça ne suffisait pas, les madrilènes seront beaucoup plus frustrés car plutôt dans la journée pendant qu’ils avaient la tête ailleurs à Jeddah, l’Atletico de Madrid a profité de son match en retard pour se hisser à la tête de la liga en rappelant au Real Madrid pourquoi cette journée est à oublier.
