La baissée de rideau de cette édition de la coupe d’Europe a vu s’affronter la roja et l’Angleterre de Harry Kane.
Maintenant place au bilan de la dernière Euro en date. À l’unanimité, la presse internationale s’accorde à dire que le spectacle était au rendez-vous. On peut souligner l’alléchante Espagne qui a raflé la mise sous les yeux ébahi d’Iniesta, l’Allemagne pragmatique de Toni Kroos, l’équipe Turque, révélation du tournoi portée par le Jeune Guler, une surprenante équipe suisse qui posait les bonnes questions… et des équipes qui ont déçu par les attentes notamment l’Angleterre mi figue mi raisin et finaliste malheureux pour la énième fois, la France terne de MBAPPÉ, le Portugal de Ronaldo qui pouvait faire mieux…

À tout céla s’ajoute un constat étonnant sur le niveau de Jeu proposé par les nombreuses nations européennes. C’est pour la première fois depuis le 21ème siècle qu’on a pas d’équipe à zéro point dans les phases de groupes.
Fini le temps où les petits poucets lâchaient les points en veux-tu en voilà selon la règle de distributivité. Seule l’Espagne, équipe championne d’ailleurs, a fait le plein 9/9 dans sa poule considérée comme groupe de la mort avec la présence de l’ancien champion l’Italie.
Certes, depuis le hold up grecque en 2004, les grands bonnets se sont arrangé pour éviter que cela se reproduise et ont pu sécuriser le trophée entre favori mais le niveau de jeu des petites équipes a nettement progressé et on retrouve des « petits » donnant du fil à retorde aux favoris.
La suisse a failli écorcher vif l’Allemagne avant d’avoir la peau des champions en titre en 8e pour ne buter qu’à la séance des tirs au but sur l’Angleterre après avoir ouvert le score.
La plus grande surprise de l’Euro vient de l’Autriche qui a dévié tout pronostic pour finir premier de son groupe devant la France et les Pays-Bas. La belle opération des petites équipes continue non seulement avec la Roumanie terminant 1er également de son groupe devant les Belges apparaissant en fin de cycle mais aussi la Géorgie qui a giflé le Portugal de CR7 bien que remanié (2-0), pour décrocher une qualification historique comme l’une des meilleures 3e.
Cette édition est d’autant plus épique quand le groupe E nous offre un tableau surprenant et historique en partageant 4 points chacun avec la plus cruelle des situations qui voit la Slovénie qualifier avec 3 points mais l’Ukraine éliminer avec 4.
Cette édition a vu aussi les petites équipes enrayées la machine des grands buteurs… plus de triplés collés dans les filets des poucets mais plutôt des attaquants muets, frustrés par les multiples arrêts des portier au point même de battre des records et du côté des attaquants difficile de les départager car aucun meilleur buteur n’est sorti du lot.
En 8e, ils en sont moins bien sortis en se faisant éliminer à tout de rôle par les grandes écuries avant de subir l’hécatombe en quart avec zéro présence en demi-finale.
On a vu des adolescents terrasser des défenseurs chevronnés pour amener leurs sélections sur le toit de l’Europe en battant le record du plus jeune joueur champion d’Europe, meilleur passeur, buteur en demi et passeur décisif en finale.
Au finale la roja a mérité haut les mains son titre par son jeu éblouissant et plus direct imposé par le successeur de Luis Enrique.
Le réveil tardif de l’Angleterre toujours après avoir été mené au score, pourtant favori à l’entame de la compétition, lui aura été fatale.
Le monde est ainsi prévenu, il n’y a plus de marchand ni de distributeur de point en Europe et il va falloir mouiller les maillots pour les battre s’ils ne veulent pas que la coupe du monde revienne en Europe au prochain mondial.
Carly BAZILE
